<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>D&apos;arrache-pied</title><link>http://arrachepied.canalblog.com/</link><description>Bouche ouverte</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 15 Nov 2009 10:21:05 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title></title><dc:creator>lou__</dc:creator><link>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/12/16/1114070.html</link><comments>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/12/16/1114070.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://arrachepied.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1114070/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/12/16/1114070.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#xe0; aussi: (en parall&#xe8;le)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.20six.fr/lou__&quot;&gt;http://www.20six.fr/lou__&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 15 Dec 2005 23:55:14 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>lou__</dc:creator><link>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/12/14/1107739.html</link><comments>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/12/14/1107739.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://arrachepied.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1107739/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/12/14/1107739.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&#xab; Cherche homme. La cinquantaine de pr&#xe9;f&#xe9;rence, avec des rides pr&#xe8;s des cils. Profession valorisante, sachant parler anglais. Yeux clairs. Aimant les int&#xe9;rieurs sombres. Aversion pour les chats. Plus d’1m80. S&#xe9;rieuses r&#xe9;f&#xe9;rences demand&#xe9;es &#xbb;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Elle a coll&#xe9; l’affiche avec le bout de la langue. Les autres, tous les autres, l’ont regard&#xe9; d’un œil &#xe9;trange. Elle, elle ne capte pas les regards. Elle palpe le silence. Son appareil auditif a valdingu&#xe9; dans le creux de l’oreille. Le caoutchouc blanc s’&#xe9;chappe parfois. Elle n’y fait plus attention. Le centre commercial d&#xe9;rape sous ses pieds. Alors, elle s’y laisse glisser, doucement, &#xe0; l’&#xe9;coute du bourdonnement atone qui aiguise les formes, rends les visages cousus, sans voix. Elle a &#xe9;radiqu&#xe9; la parole. Elle a &#xe9;radiqu&#xe9; le son, le verbe et sa glotte. Elle a salop&#xe9; jusqu’&#xe0; ses organes les plus tenaces. Elle sourit. Le silence est parfois bruyant. &lt;br /&gt;Elle a pos&#xe9; les sacs plastiques sur la table basse. L’odeur de cigarette a envahi ses narines. Le cendrier d&#xe9;borde. Elle ouvre les fen&#xea;tres et soudain, surplombe la ville. Elle est impatiente. Elle s’occupe. Elle peint les murs. Elle les badigeonne avec vigueur, sabotant l’attente, comblant le manque. Blanc cass&#xe9;. Des murs couleurs mouettes. &#xc7;a la rassure.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Oui.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle a r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9; oui, trois fois. Elle n’y croyait pas. Elle a demand&#xe9; de patienter. Elle a trouv&#xe9; le son. Le son &#xe9;tait sur le lit, il suffisait de l’attraper. La voix, l’autre, celle qui pointait au bout du fil &#xe9;tait grave. Elle n’en saisit pas les contours, mais en devine le grain.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; -1m80.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle insiste. Elle ne veut pas se tromper. Elle est exigeante. Sur la taille, la hauteur, la dimension du corps. Elle veut une g&#xe9;om&#xe9;trie parfaite. Elle demande. C’est elle qui choisit apr&#xe8;s tout.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- H&#xf4;tel Anatole France. Devant, il y a un parc. Sur la gauche, des amandiers. Ils sont morts en hiver. Mais il reste les branchages. &#xc0; ce soir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle a mis un manteau vert bouteille et des gants d&#xe9;sassortis. Elle ne se maquille plus. Elle a pass&#xe9; l’&#xe2;ge de se griffonner en camion vol&#xe9;. Elle n’a plus quinze ans. Elle est grande.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle fume des cigarettes tr&#xe8;s fortes en l’attendant. Des gauloises. Le ciel est gris, amoch&#xe9; par des pigeons qui ont du plomb dans l’aile. Elle est en avance. Elle n’a pas peur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle a fini le paquet de clopes, elle a mang&#xe9; le poil r&#xea;che de ses gants, elle a jou&#xe9; &#xe0; touch&#xe9; coul&#xe9;e avec les pigeons. Elle en a tu&#xe9; un dans la bataille. Elle regarde le petit corps sale, blanc de goudron et son mauvais regard, point&#xe9; vers elle, qui pisse le sang. &#xc7;a ne la fait plus rire. Elle a froid et il n’arrive toujours pas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il l’a r&#xe9;veill&#xe9;. Elle s’est endormie sur le banc, la bouche ouverte. Il lui a tap&#xe9; sur les &#xe9;paules. Il n’a pas souris. Il s’appelle Christian Mauriac. Il est grand.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle a r&#xe9;pondu que c’&#xe9;tait bon. &#xc7;a pouvait faire l’affaire. Elle a dit : &#xab; Christian, d’accord &#xbb;. Ils ont travers&#xe9; la rue. Ils n’ont pas fait attention aux bagnoles qui s’&#xe9;crasaient dans les klaxons, qui p&#xe9;tardaient dans les embouteillages de vingt heures. Ils n’ont pas regard&#xe9; la t&#xea;te r&#xea;che du concierge qui leur a tendu les clefs. Ni les draps sales, l’&#xe9;vier et les capotes de passe qui croulent dans la poubelle. Elle s’est assise sur un fil, tout juste les cuisses pos&#xe9;es sur le lit. Christian Mauriac regarde ses yeux, assortis au manteau, ses yeux qui caressent la moquette. Ses yeux de folle. Il a sorti les billets, en liasse. Combien ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle a r&#xe9;pondu qu’elle n’&#xe9;tait pas une pute. Qu’elle n’&#xe9;tait pas l&#xe0; pour &#xe7;a. Elle a dit qu’elle entendait mal. Il a dit &#xab; tr&#xe8;s bien &#xbb;. Il a rang&#xe9; les billets dans le portefeuille et le portefeuille dans le blouson. Il a frott&#xe9; les mains. Il a cri&#xe9;. Il lui a demand&#xe9; son &#xe2;ge. Il lui a demand&#xe9; si elle &#xe9;tait mineure. Il lui a demand&#xe9; si &#xe7;a pouvait poser des probl&#xe8;mes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle n’a pas voulu &#xe9;teindre les n&#xe9;ons. Elle les a laiss&#xe9;s ouverts, &#xe0; fond, avec une lumi&#xe8;re crue. Une lumi&#xe8;re jaune. Elle ne veut pas se cacher. Elle veut qu’il voie tout.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il a voulu arracher l’appareil auditif. Elle a refus&#xe9;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il s’est battu pour la lumi&#xe8;re. Il s’est battu pour le sombre. Il a pr&#xe9;tendu qu’il ne pouvait pas. La lumi&#xe8;re, l’&#xe9;clat, &#xe7;a lui donne trop mal au cœur &#xe0; Christian Mauriac. &#xc7;a lui rappelle qu’il a un gros ventre, distendu, un cul en forme de colite et une masse mousseuse entre les jambes. &#xc7;a lui rappelle qu’il est dans un h&#xf4;tel &#xe0; catins, devant une petite fille sur le bord du lit. &#xc7;a lui rappelle qu’elle porte du lycra noir, un soutien-gorge pour des seins de colibris, &#xe7;a lui rappelle qu’elle n’entend pas. &#xc7;a lui rappelle qu’il est un homme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il a d&#xfb; se plier &#xe0; ses exigences. Il a du parler Anglais. Il a d&#xfb; faire des efforts, travailler l’accent, contr&#xf4;ler le rythme. Le souffle. &#xc7;a ne s’improvise pas. Il a eu la trouille. Il a eu peur de ne pas y arriver, de ne pas distinguer les syllabes, de d&#xe9;raper. Il a d&#xfb; r&#xe9;citer les verbes irr&#xe9;guliers. &#xc0; l’envers. Puis en contresens. Il s’est exasp&#xe9;r&#xe9; devant elle. Il a eu peur de cette mascarade. Elle a tenu bon. Elle est rest&#xe9;e ferme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle ne veut pas d’argent. &#xc7;a ne l’int&#xe9;resse pas. Une cigarette, elle veut bien. Mais c’est tout. Le reste, Christian peut l’assumer. La chambre d’h&#xf4;tel. C’est &#xe0; ses frais. Mais elle en reste l&#xe0;. Elle est polie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il n’y est pas arriv&#xe9;. Il a retir&#xe9; le lycra noir. Il a caress&#xe9; le poil entre ses cuisses. Il est rest&#xe9; bloqu&#xe9;, accroupi sur le lit, la chemise ouverte sur deux pans de tissus qui ne parvenaient pas &#xe0; cacher ses couilles. Il l’a retourn&#xe9;. Par derri&#xe8;re, il n’y est pas arriv&#xe9;. Il a essay&#xe9; avec sa main, il a essay&#xe9; de se caresser, il lui a pris la bouche, il lui a mang&#xe9; la cuisse, le rein, il a cass&#xe9; son poing sur ses t&#xe9;tons durcis, il a mis sa jambe en acrobatie sur l’&#xe9;paule, il lui a tendu son cul vers deux dimensions oppos&#xe9;es. Mais il n’y est pas arriv&#xe9;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle fume.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle a remis sa culotte de lycra. Une culotte qui est rest&#xe9; propre. Elle fume doucement. Elle le regarde avec ses yeux de folle. Elle l’&#xe9;tudie. Elle ne dit rien.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Christian Mauriac est rest&#xe9; sur le lit. Il allonge son m&#xe8;tre quatre-vingt de chagrin. Avec les cheveux gris, il est encore plus gros. Encore plus grand. Et il chiale, Christian Mauriac, il chiale avec les dents, avec les mains, il chiale dans le grand oreiller blanc, il chiale impuissant. Il a d&#xe9;gluti son Anglais, il a raval&#xe9; ses diphtongues, ses &#xab; the &#xbb; comme des locomotives tronqu&#xe9;es, il a mang&#xe9; sa morve, sur ses billets froiss&#xe9;s, par liasse, ses jolis papiers, il a pleur&#xe9; jusqu’&#xe0; la racine, de l’eau de la tempe grisonnante et puis les sanglots ont coinc&#xe9; au niveau du thorax, gonfl&#xe9;, gorg&#xe9; de larmes, son &#xe9;norme thorax couleur cholest&#xe9;rol, il a pleur&#xe9;. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle s’est rhabill&#xe9;e. Elle &#xe9;coute. Elle &#xe9;coute ses sanglots muets.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Christian Mauriac a mis les poings sous son menton. Il a pris entre quatre rides un air de petit gar&#xe7;on. Il cherche un asile, un r&#xe9;pit. Il lui demande de s’&#xe9;loigner, de foutre le camp. Il se sent merdeux, humili&#xe9;. Il a la trouille.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle est partie. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle regarde la nuit. Elle respire le b&#xe9;ton. Elle reprend le m&#xea;me chemin. Elle d&#xe9;capite, encore un peu, le pigeon &#xe9;crabouill&#xe9;. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce n’est pas facile, sous le lampadaire. Il flotte des cordes. Ses mains se mouillent et le carton prend la pluie. Elle en a remis un, en pleine nuit. Cette fois, elle &#xe9;largie le terrain. Finit le centre commercial. En travers d’une vitrine, elle scotche sa petite annonce.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle sourit. Elle n’a pas h&#xe9;sit&#xe9;. C’est la bataille navale dans son cœur, tout s’entrechoque. Elle a r&#xe9;ussi. On abats bien les pigeons, on peut bien &#xe9;trangler les hommes.&lt;br /&gt;Tout contre ses paumes, raidies, la corde. Elle a l’odeur de Christian. Elle s’en parfume.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En chape de plomb, le matin est tomb&#xe9;. Dans ses oreilles, c’est blanc. Elle a retir&#xe9; son appareil. Elle a pos&#xe9; le son. Elle n’en a plus besoin. Elle &#xe9;coute le silence.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 14 Dec 2005 11:30:25 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>lou__</dc:creator><link>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/25/1036717.html</link><comments>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/25/1036717.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://arrachepied.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1036717/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/25/1036717.html</guid><description>&lt;p&gt;Je me grille une clope pr&#xe8;s des pigeons. Elsa s&apos;en va aujourd&apos;hui. Et je me sens triste, comme un homme, de ne plus pouvoir passer mon index sur ses jolies l&#xe8;vres gerc&#xe9;es.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 25 Nov 2005 09:23:09 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>lou__</dc:creator><link>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/07/972236.html</link><comments>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/07/972236.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://arrachepied.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/972236/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/07/972236.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Minuit. Paris s’&#xe9;corche. On quitte la p&#xe9;riph&#xe9;rie. Je vais avoir froid. Dans la voiture, tu chantes. Je dors. Hexagone sur ta nuque, tu fumes comme un pompier. M&#xea;me moi, j’abdique au tabac, c’est pour dire, comme tu es nicotine. A trois heures du matin, nuit noire, &#xe9;toil&#xe9;e avec des nuages perch&#xe9;s &#xe0; califourchon sur de la masse couleur ouate. J’ai niqu&#xe9; mes bottes dans du sable glac&#xe9;, &#xe0; Deauville, on dirait un d&#xe9;cor blanc, foutu. Mes pieds sont dans ta bouche ou dans la mer, lac gel&#xe9;, des vagues qui mangent mes cheveux. Dans une &#xe9;claircie fid&#xe8;le, je go&#xfb;te le vent, tu filtres la brise. Trois heures Paris Deauville, j’ai froid. Et puis on fume des clopes, &#xe0; l’arrach&#xe9;e, pour se tenir chaud devant des planches bien trop lisses. M&#xea;me moi, j’abdique. Tu ris. Je n’aime pas Deauville, pas cette mer l&#xe0;. La brise. Oui. Il pleut. Bagnole. Je veux mettre un gyrophare et mon dos klaxonne dans la nuit, aux &#xe0; coups de tes mains qui brisent mes seins. J’attrape une crampe.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Aube verte &#xe0; Honfleur. Nous ne faisons pas l’amour dans un h&#xf4;tel miteux. Je suis contre ta nuque, ext&#xe9;nu&#xe9;e. Je ne m’excuse pas. Tu bois du caf&#xe9; gris et mois je ris blanc. Sur le port, de grosses brioches dor&#xe9;es, on parle peu. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Ce matin, je hurle dans ta voiture, tu me tiens les poignets, et je hurle en furie, poign&#xe9;e, l’embouteillage, tu as les yeux fatigu&#xe9;s, jusqu’aux pieds, avant d’aller massacrer des p&#xe9;dophiles, tu cris et moi je hurle, au ralenti, fatigu&#xe9; de tabasser les gardes &#xe0; vue, et moi sur les bagnoles qui ralentissent, je frappe contre les t&#xf4;les, crachant sous les soleils opaques qui m’enl&#xe8;vent ton corps pliss&#xe9;, pour un matin, contre les rails cracheurs, inf&#xe2;mes, mon retard, je hurle et toi tu cris, dehors, embouteillage, je file &#xe0; toute allure, tu claques la porti&#xe8;re, on bouchonne &#xe0; pleins poumons, les autres klaxonnent &#xe0; feu, &#xe0; sang, tu es debout, tu es beau, je crois, fatigu&#xe9;, d&#xe9;j&#xe0;, au milieu, grand, surplombant, et moi je hurle, j’abats les t&#xf4;les, la ville, tu hurles, respire, tu as les bras en l’air, comme un marin et les autres qui bondissent, partout, respire, et tu ris si fort, alors on salive, au dessus des voitures, ton bras sur ma nuque, on bouchonne, et s’embrasse, on caresse devant les passages pi&#xe9;tons, boulangeries, voyages, banquiers, criards, affaires, tes bras, l&#xe0; bas, comme un gardien, un phare, un morse dans ta bouche en cheval, morsure, respire, et moi je hurle toujours, mais cette fois de rage, les feux &#xe0; sang &#xe0; froid qui &#xe9;bouriffent les pi&#xe9;tons, et moi je hurle en respirant, parfois &#xe7;a &#xe9;gosille, ils tabassent les rues, la voiture, ils t’insultent, lundi infernal, et toi, tu restes grand, tu ploies sous leurs dents, seulement les mains au dessus de la bagnole, qui m’accrochent, le nez et le rein, tu caresses dans la rue, tu fais l’amour comme &#xe7;a, sur moi, &#xe0; moiti&#xe9; fou sur un passage pi&#xe9;ton et moi je hurle et toi tu cris, les autres klaxonnent &#xe0; flots, &#xe0; sang.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Samedi &#xe0; Honfleur, il y avait bien une mouette. On lui avait coup&#xe9; la patte. Je pense &#xe0; tes mains. Elles sont calleuses.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 07 Nov 2005 11:56:34 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>lou__</dc:creator><link>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962156.html</link><comments>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962156.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://arrachepied.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/962156/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962156.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;courier new, courier, mono&quot;&gt;Tu dis ne pas aimer la fusion. Pas d&#xe9;j&#xe0;. Je pense &#xe0; quelque chose de sp&#xe9;cial. Un m&#xe9;tal. Quelque chose qui reste fort. Je ne veux pas du combustible. En fait, je ne sais pas. Je pense &#xe0; Paris avec de l&apos;eau et dedans tes yeux. Je n&apos;avance pas. Je crie. Demain, j&apos;avorte. Apr&#xe8;s, on voit.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Nov 2005 12:29:11 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>lou__</dc:creator><link>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962143.html</link><comments>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962143.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://arrachepied.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/962143/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962143.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Les gares me font horreur. Retrouvons nous dans un a&#xe9;roport. J&apos;ai trop us&#xe9; des trains.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Nov 2005 12:26:21 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>lou__</dc:creator><link>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962141.html</link><comments>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962141.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://arrachepied.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/962141/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962141.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Bestiaire.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Tu ressembles &#xe0; un portrait. Je ne sais plus lequel.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Nov 2005 12:25:30 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>lou__</dc:creator><link>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962139.html</link><comments>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962139.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://arrachepied.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/962139/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962139.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;em&gt;Tout compte fait, je n&apos;aime plus les mouettes.&lt;/em&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Nov 2005 12:24:38 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>lou__</dc:creator><link>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962134.html</link><comments>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962134.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://arrachepied.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/962134/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962134.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Trait&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Si tu as une bagnole, on ira voir les mouettes. Sinon, on peut faire l&apos;amour. C&apos;est bien aussi. Mais je pr&#xe9;f&#xe8;re les mouettes.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Nov 2005 12:23:43 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>lou__</dc:creator><link>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962130.html</link><comments>http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962130.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://arrachepied.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/962130/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://arrachepied.canalblog.com/archives/2005/11/04/962130.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Je m&apos;uppercute.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Nov 2005 12:22:40 GMT</pubDate></item></channel></rss>